Rencontre de Sabine Meneut, co-fondatrice de Palana Environnement

in Culture/Environement

Lors d’une après-midi ensoleillée, la rédaction de Click-Dive s’est rendue non loin d’Aix-en-Provence pour rencontrer Sabine Meneut, la co-fondatrice de l’association Palana Environnement. Je suis reçue dans un local totalement atypique et pour cause, tout ici est fait à partir de matériaux recyclés ! Une vitre prise d’un ancien camping-car, des meubles créés avec le bois de la scierie située à deux pas ou encore un mur construit avec des tessons de bouteille et s’allumant à l’aide de LEDs. Exposés comme des trophées tout en haut d’étagères, d’innombrables sacs tous plus gros les uns que les autres, remplis de filets de pêche.

Un cadre illustrant bien la mission que s’est donnée l’association 3 ans plus tôt : « valoriser et préserver les écosystèmes marins et terrestres en utilisant des moyens et des techniques innovantes ». Pour répondre à ce besoin écologique, les bénévoles de l’association récupèrent les déchets en mer ou sur les côtes afin de les recycler en objets du quotidien.Grâce au projet Net Sea, l’association s’est spécialisée dans la récupération des filets de pêche, qui n’était auparavant sujet à aucune démarche de traitement des déchets.

De déchet à objet pour financer des projets

Pour atteindre le grand public et pouvoir obtenir des fonds, l’association a créé en 2018 sa propre marque : Sauvage. Tous les produits sont éco-conçus à partir des déchets récupérés en mer. Ce jour-là, j’ai la chance de pouvoir admirer des bracelets tressés qui ont été réalisés à la main par des membres de Palana à partir de filets de pêche. Pendant notre entrevue, Sabine me dit qu’ils ont encore pleins de projets de produits à venir, comme des sacs à provisions, des cadres photos et même des meubles !

Les bénéfices générés par la vente de produits permettent à Palana Environnement d’organiser des évènements de récupération des déchets comme le « Grand Défi » mais surtout d’atteindre un objectif, celui de se salarier. Travailler à plein temps dans l’association pourrait accélérer des démarches comme celles sur lesquelles Sabine travaille actuellement concernant la réglementation du plastique. Des projets ambitieux qui contribueraient à l’amélioration de l’état désastreux dans lequel se trouve les océans.

Pour préserver les océans

Cette situation déplorable des fonds marins, nous en parlons hors caméra pendant un long moment. Aujourd’hui les microparticules de plastique sont partout, dans nos aliments, dans les insectes, dans les océans et même dans la pluie. Mais la co-fondatrice de l’association reste optimiste. Selon elle, même si nous aurions dû agir il y a 40 ans déjà, rien n’est perdu et il y a toujours une possibilité de stopper cette catastrophe écologique mondiale.

Sabine fait passer à la fin de notre entretien un message fort :

« On peut tous agir à notre échelle. Comme dit un poème, on est le capitaine de son âme et le maître de son destin ».

Un message dans lequel je me retrouve, faisant écho aux valeurs Click-Dive. C’est dans ces derniers échanges que je réalise la femme passionnée qu’est Sabine Meneut et toute la véracité de son projet.

Texte, vidéo et photo: Ael Le Fur

Leave a Reply

Your email address will not be published.

*